Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Certes la démocratie n’est pas un concours de popularité, mais l’impopularité est-elle un gage d’efficacité ?
Les instituts de sondage situent les têtes de l’exécutif au plus bas niveau jamais enregistré.
Auraient-elles contre vents et marées accompli moult chambardements ? Non, ils ont reculé. (CPE), esquivé (Clearstream), se sont défaussé (fusion Gaz de France – Suez).
Dès lors à quoi sert-il d’être impopulaire si on n’engrange pas les fruits de décisions difficiles ?
Tout simplement à préparer l’alternance et offrir sur un plateau le pouvoir aux opposants. La stratégie du qui perd gagne menée au sommet de l’Etat échappe à l’intelligence du commun des mortels. C’est qu’il ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Car donner le pouvoir aux opposants c’est être assuré de le récupérer 5 ans plus tard par la magie du même retournement. C’est l’alternance qui ponctue la vie politique de ce pays depuis que Giscard a passé la main à Mitterrand.
Ne cherchez pas plus loin les raisons de la mouise dans laquelle on s’enlise.