Décryptage sans complaisance de l'actualité.
L’arrogance de ceux que le doute ne traverse pas, la superbe de ceux qui sont par essence « justes et vertueux », le discrédit absolu que l’on porte sur ses adversaires sont la marque de fabrique de la gauche française et partant de l’un de ses hérauts, la dame des 35 heures.
Attendre de ces gens là un début d’explication au rejet qui depuis 2002 les fait piaffer d’impatience dans l’opposition est aussi inutile qu’espérer une remise en cause d’une idéologie dont la faillite est universelle.
Ressasser aux français les succès du gouvernement Jospin en omettant la sanction qui lui a été signifiée montre l’exiguïté de la pensée socialiste même chez ses plus brillants champions.
Questionnée sur l’utilité de la renationalisation d’EDF, ou sur la nécessité d’abroger la loi Fillon, la maire de Lille renvoie aux jours gris où les apparatchiks soviétiques tenaient le haut du pavé et monopolisaient le micro : elle nous délivre un préchi-précha à usage interne pour militants du PS, déconnecté des préoccupations des français pour qui racheter 10 milliards d’euros les actions d’EDF n’a pas plus de sens que prétendre pouvoir revenir sur l’age du départ en retraite.
Ségolène pourra remercier son amie Martine qui en quelques minutes réussit à en faire un modèle de modernité tant le discours de l’éléphante lilloise apparaît hors du temps.