Décryptage sans complaisance de l'actualité.
La recherche sur les cellules souches ouvre des perspectives considérables dans le domaine de la santé. Sans même rêver d’imiter la salamandre capable de se régénérer un membre amputé, les possibilités de greffer ou de substituer des cellules saines à des organes défaillants permettra des solutions thérapeutiques définitives aux personnes souffrant de maladies chroniques, les diabétiques pour ne citer qu’un exemple.
Ces recherches qui font appel à des embryons suscitent des réactions courroucées des gardiens d’une éthique où la religion tient lieu de morale. C’est le cas dans les pays sous forte influence de l’église catholique.
L’Union Européenne a adopté un programme de financement de ces recherches laissant in fine à chaque pays la possibilité d’y adhérer. Ce compromis cache une grande disparité d’appréciations. Aux Etats-Unis Georges Bush a imposé son veto au sénat américain qui venait d’adopter une législation autorisant ces mêmes recherches.
La bataille entre la science et la morale est de tous les temps. Depuis que l’homme a maîtrisé les technologies permettant de faire d’un silex un outil tranchant ou une arme de poing il a ouvert le débat. Depuis la nuit des temps les progrès de la technique ont pris le pas sur les partisans de l’ordre moral dont les combats d’arrière garde ont tous été perdus.
Sans doute les moralistes ne lisent pas les livres, ils sauraient que leurs combats ne font que ralentir les « avancée » des nouvelles recherches, mais ne les stopperont pas. Et si j’étais diabétique, je vouerais ces empêcheurs de soigner en rond aux gémonies.