Décryptage sans complaisance de l'actualité.
On ne comprend pas qu’il y ait encore débat. La cause est entendue. Aucun pays ne pratique plus la méthode globale. Enfin si, en France des instituteurs peinent à abandonner ce système dont les ravages sont répertoriés en pourcentage de gamins incapables de décrypter un texte élémentaire à la sortie du cycle primaire. On appelle cela l’illettrisme. Ils sont 20% à l’entrée en sixième.
Malgré cet échec imputable à la méthode d’apprentissage de la lecture il se trouve des combattants d’arrière garde pour refuser d’évoluer et de jeter aux orties les manuels qui les accompagnent depuis les années 60.
L’Education Nationale, c’est cette pétaudière dans la quelle une instruction ministérielle est automatiquement qualifiée de diktat par les syndicats. Le syndicat y détient l’autorité. Le ministre n’a pas vocation à décider. Allègre qui s’y est collé a été forcé à la démission. Bayrou a copiné avec la cheftaine des professeurs. Quant à de Robien en forçant le ton sur la méthode de lecture il met les syndicats au pied du mur. Soit ils s’opposent à une mesure de bon sens, soit ils acceptent qu’un ministre ait de l’autorité.
Ce bras de fer sera révélateur du degré d’archaïsme de cette profession. Les instituteurs n’existent plus, ils sont devenus professeur des écoles. Leurs anciens plaçaient la réussite de leurs élèves avant les considérations politiques. Qu’en est-il aujourd’hui ?