Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Il peine à faire entendre sa voix. Il ne décolle pas dans les sondages. Alors la cause est entendue : c’est la faute au média. Et pour enfoncer le clou, le méchant loup c’est Sarkozy, c’est lui le bras politique du grand capital, des Dassault, des Lagardère…et autres grands patrons de presse.
La charge est outrancière. Elle évite à Bayrou de faire sa propre auto critique, d’admettre que la vacuité de son programme n’encourage pas les médias à s’en faire les propagandistes.
Qui sait ce que veut Bayrou, à part mettre des bâtons dans les roues de ce gouvernement ? Aucune proposition hormis son éternel préchi prêcha pour plus d’Europe dont on sait le peu d’écho qu’il reçoit dans l’opinion.
Faute d’avoir su trouver sa voie entre une gauche toujours accrochée au vielles lunes socialistes et une droite plus centriste que franchement libérale, Bayrou s’est relégué en deuxième division.