Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Le bon sens l’emportera-t-il, ou une fois encore cette promesse n’engagera t-elle que ceux qui l’auront entendue ?
Sarko invité du Medef s’est engagé à modifier le droit du travail dans l’un de ses aspects les plus anachroniques : le droit de grève.
Droit hérité des luttes sociales de la révolution industrielle, il a été amendé dans toutes les démocraties européennes pour ne plus y avoir qu’une valeur de symbole et n’a jamais été reconnu par les démocraties populaires…
La remise en cause n’est que très partielle : il s’agit d’obliger les agents qui en décident l’application à s’exprimer à bulletins secrets. Mais cela n’est pas du goût des gros bras musclés qui font la loi dans les syndicats, et dans les entreprises où ils sévissent – rappelez vous la descente des dockers à Strasbourg.
Alors Sarko, s'agit-il encore un effet d’annonce comme celle de l’interdiction de fumer, ou la réforme des droits de succession : aussitôt dit, aussitôt retiré, ou d’une avancée incontestable dans la démocratie sur le lieu du travail ?
Les paris sont ouverts. Mais cette évolution du droit du travail vers le droit au travail serait une rupture dont on doute que s’inspire beaucoup Madame Royal.
* Entreprises où le statut protège le salarié au de la du droit commun.