Décryptage sans complaisance de l'actualité.
A qui profite la nouvelle offensive anti-sakozienne ? La réponse n’est pas à ses prétendus concurrents de l’UMP. Ni Alliot Marie, ni Villepin ne sont en situation de s’imposer contre Sarkozy devant les militants. Ces manoeuvres politiciennes n’ont qu’un objectif, le faire sortir de ses gonds, le pousser à la faute pour donner au challenger de l’UDF le coup de pouce qui lui permettrait de figurer au second tour.
L'hypothèse d'un Bayrou faisant 15% au premier tour n’est plus irréaliste et la cacophonie qui sort des rangs de l’UMP donne chaque jour raison au petit béarnais dont le leitmotiv se résume à « sortons les sortants », comme si lui-même venait d’ailleurs que de ce microcosme qu’il voue aux gémonies.
Ce révolutionnaire en costume cravate, catholique pratiquant ne serait pas désavoué par Ignace de Loyola. On peut même lui décerner la palme de l’hypocrisie. Critiquer la connivence entre le fric et la politique et faire éditer son dernier bouquin par Arnaud Lagardère : il fallait oser, il l’a fait.
Cet autocrate qui se transforme le temps d’une campagne électorale en don Quichotte pourrait faire sourire si la probabilité de le voir sortir du bois restait epsilonnesque. Espérons quand même que le loup Sarko n’en fera qu’une bouchée, au risque de paver pour les socialistes la route qui mène à l’Elysée.