Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Il n’a pas failli à sa réputation de Gaston texan. Aucun de ses opposants n’avait rêvé d’un tel lapsus. Comparer la débâcle vietnamienne au bourbier irakien, c’est le parallèle que le président vient de dresser devant la presse. Ses conseillers pourront toujours essayer de corriger les propos de Georges Bush le mal est fait, le pessimisme gagne les républicains. Leurs chances de garder la majorité du Congrès s’amenuisent.
L’opération irakienne restera une erreur majeure, décidée sur des informations biaisées, conduite sans s’en être donné les moyens. L’enlisement était inéluctable. La sortie du tunnel sera pitoyable. Pas de doute que Bush n’aura pas le courage d’en assumer le coût. Ce sera laissé à son successeur. Alors autant que la calamiteuse retraite d’Irak soit le fait d’un démocrate.