Décryptage sans complaisance de l'actualité.
On les croyait les meilleurs, les mieux entourés, bénéficiant des meilleurs conseils. N’avaient-ils pas été nommés par leurs pairs au sommet d’entreprises du CA40. Le fleuron de l’élite en quelque sorte, ce que notre méritocratie technocratique produit de mieux.
On croyait qu’ils avaient tout prévu, tout planifié, qu’ils s’étaient lancé dans cette aventure parce qu’ils en maîtrisaient toutes les étapes, qu’aucun aléa ne risquait plus de contre carrer leurs plans. On nous avait promis du bel ouvrage, un échafaudage industriel à la française que le monde entier allait nous envier…Suez – GDF : le mariage de l’eau et du gaz sur lequel nulle part ailleurs on aurait songé sans rigoler.
Et puis patatras, l’édifice s’écroule, un petit juge, conforté par la cour d’appel de Paris qui n’est pas seulement peuplé d’incompétents, renvoie tout ce beau monde à ses chères études. Il y a des règles de base dans un projet de fusion de sociétés cotées qui impliquent la consultation des salariés, dispositions qui ont été bafouées par GdF. C’est quand même bluffant quand il s’agit du patron d’une société dont l’Etat est le principal actionnaire.
Le moins qu’on puise dire c’est que ces dirigeants n’ont pas les qualités qu’on leur prête. Pas de doute qu’ils tireront la conséquence de ce fiasco, en se votant une augmentation…