Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Il avait dit « surprise ». Pour un effet d’annonce c’est plutôt raté. Depuis 4 ans qu’il bat la campagne, accapare les estrades, s’invite sur tous les plateaux, s’afficher à la une des journaux provinciaux pour annoncer sa candidature et escompter surprendre avec ce "scoop" : c’était prendre les électeurs pour des gogos !
Et c’est sans doute là la vraie surprise : qu’il puisse encore se prendre les pieds dans le tapis, donner au subalterne l’importance réservée à l’essentiel, et faire un flop pour un exercice convenu au quel il s’était, et on le croit bien volontiers, préparé chaque matin en se rasant…
Comme on l’a écrit, il a perdu la main, s’est trouvé débordé sur son propre terrain, celui de la communication par celle qui le précède aujourd’hui dans les chances de succès. Et ce n’est pas avec des pochettes-surprises à deux balles qu’il refera le chemin perdu.
Il aurait du nous écouter et laisser passer son tour. Parti trop tôt, il s’est essoufflé avant l’heure et apparaît pathétiquement agité alors que les français voteront pour la sérénité.