Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Rien n’est fortuit. La cacophonie épiscopale en cette veille de Téléthon nous rappelle que
Le cas du Téléthon est emblématique de la dérive religieuse sur le monde laïque. Le magistère de la foi devrait s’imposer aux scientifiques. Les grands mots sont mis à contribution : l’eugénisme est sorti d’un vieux lexique où il somnolait depuis que Vatican II avait fait souffler un vent de modernisme sur l’Eglise de Pie XII.
Le DPI* était inconnu des hébreux, des pères de l’Eglise et de Jean XXIII. La fécondation in vitro aurait tenu lieu de miracle pour les mariés de la noce de Cana. Quelques années plus tôt les hommes ignoraient encore que la sexualité conduisait à la reproduction et l’inceste n’avait pas de sens. On n’arrête pas le progrès.
Voir de l’eugénisme dans l’évitement des maladies génétiques et dans le développement de thérapies pour faire face aux erreurs de transcription du code héréditaire parce que l’embryon a servi de support au diagnostic est correct. Parce que si l’eugénisme consiste à faire la sélection que le milieu naturel aurait réalisé en dehors d’une intervention artificielle alors, oui, soyons eugéniste.
Il y a une incommensurable escroquerie à prétendre interdire le DPI et à accepter de soigner les vivants. A ce titre les témoins de Jéovah sont cohérents. Et pour la première fois Candide apportera ses sous au Téléthon.
* DPI : diagnostic pré implantatoire, voir lien ci dessus
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