Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Un secret mal gardé. C’était un secret de Polichinelle. Mais un secret tout de même que les dirigeants américains n’avaient aucun intérêt à voir éventé. La « révélation » par le premier ministre israélien que son pays dispose d’un arsenal nucléaire malgré tous les démentis que l’état hébreux n’a cessé de prodiguer montre qu’une fois encore qu’Israël ne respecte pas les engagements issus des traités internationaux. Faites ce que je dis, pas ce que je fais !
Quel pays pourrait s’interdire de développer l’arme nucléaire si le plus « dominateur » d’entre tous – Charles de Gaulle dixit – transgresse ouvertement le traité de non prolifération. Certainement pas l’Iran.
Pour expliquer cet aveu tardif, on ne voit que deux hypothèses : soit le premier ministre israélien n’est pas à la hauteur du job et cette bourde le disqualifie, soit il juge que cette annonce dissuadera les iraniens de poursuivre leur programme d’enrichissement et il se trompe lourdement. Un peuple fier de sa « millénarité » ne se laissera pas dicter sa politique par un état artificiel dont l‘existence dépend essentiellement du soutien qu’il reçoit des Etats-Unis.
On imagine sans mal que Bush ait peu apprécié le dérapage d’Olmer.