Sécession, partition : la fiction en réalité. C’est le sentiment de beaucoup de belges francophones pour qui l’unité de la nation belge n’est plus qu’un vieux souvenir.
Le scénario brillamment mis en scène par la RTB a semé l’affolement non parce qu’il annonçait l’arrivée des petits hommes verts mais parce qu’il anticipait la disparition programmé d’un état mort vivant. Ce ne serait en aucun cas une catastrophe : les tchèques et les slovaques ont mis un terme à une union forcée par le communisme fédérateur et coexistent pacifiquement à l’abri de frontières retrouvées.
On comprend que la Flandre ne veulent plus partager avec les wallons le fruit d’une croissance que les seconds auront laissé passer. Au nord le modèle anglo saxon a fait décoller le pays flamand, au sud la Wallonie arc boutée sur son passé minier est devenue une région « assistée ». C’est en raccourci la faillite du modèle français face à la dynamique des pays du nord.
Bruxelles deviendra le « Vatican » des affaires européennes et ainsi finira l’illusion d’une nation belge multilingue et multiculturel, issue dont l’émission de la télé a montré par son audience qu’elle était crédible à beaucoup de citoyens belges.