Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Que la question soit posée en terme d’efficacité ou que l’on se place sur le plan de la morale l’exécution de Saddam Hussein apparaîtra comme une erreur ou comme une faute. Dès lors qu’il n'est pas envisageable de gracier le dictateur sanguinaire, eu égard aux crimes qu’il a commis, les irako américains se sont piégés dans la nasse qu’ils avaient longuement pris soin de confectionner.
Appliquer la peine de mort au nom d’une loi du talion ressemble à s’y méprendre aux règles de la charia dont on croyait que les occidentaux voulaient débarrasser les musulmans.
Décidément les forces du Bien dans leurs combats contre l’axe du Mal se comportent en méprisant les valeurs qu'elles sont censées défendre.
Mettre hors d’état de nuire un dictateur est déjà discutable, l’exterminer parce qu’on est provisoirement le plus fort c’est rendre à ses méthodes un hommage posthume que ses partisans ne manqueront pas d’exploiter.