Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Le mélange est prometteur. Disons le, carrément inflationniste. Demain non seulement vous aurez le beurre, l’argent du beurre et la crémière en sus. La juxtaposition en ce début d’année des vœux et des promesses électorales fait miroiter aux yeux des gogos, pour lesquels nous sommes pris, des lunes qui brillent de mille feux.
L’éclipse qui suivra cette débauche de propositions plus mirifiques les unes que les autres laissera des traces sur la crédibilité du candidat qui sortira vainqueur de cette course au mieux disant. Le démagogue n’est pas dans ce pays une espèce en voie d’extinction.
Le plus généreux dans cet exercice, mais n’est-il pas depuis plus de 20 ans le leader incontesté des promesses non tenues, c’est le président sortant. C’est là l’énigme de ce début d’année. Pourquoi Chirac s’entête-t-il à parler comme s'il était en état de mener les réformes qu’il préconise.
De deux choses l’une. Soit il envisage de rempiler et prépare le pays à cette hypothèse forcément saugrenue. Soit il tente de prendre à contre-pied le candidat de son camp, et dans ce cas cette débauche d’annonces, conduit inévitablement à mettre Sarkozy en porte à faux.
Nul n’est devin, mais cette dernière hypothèse, la plus vraisemblable, donne à penser que les chances de Sarkozy avec un ami montrant de telles dispositions sont entrain de réduire comme peau de chagrin.