Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Existe-t-il un plan B ? Au parti de Fabius la question peut prêter à sourire, pour qui se souvient de l’antienne de l’avocat du non au référendum sur la constitution européenne. Ce qui n’était à l’époque qu’une manipulation orchestrée pour se refaire un nom pourrait se révéler fort utile au PS pour échapper à un désastre dont l’imminence tétanise les ténors.
Faisons un peu de politique fiction. Que
Les français veulent confier leur destin à quelqu’un qui sait où aller, pas à une madone même revêtue de lin blanc. L’appareil ne l’a soutient qu’en grinçant des dents. Son refus d’adosser son projet au programme socialiste a compromis, non sans raison, l’adhésion du parti à sa candidature. Ses mimiques, ses bévues, ses amis ont fait le reste : la grogne gagne dans ses rangs. La tentation du pire peut conduire à une implosion que seul le premier secrétaire dans le rôle de Janus, a permis jusqu’ici à éviter. Jusqu’à quand ?
Strauss Kahn ne se prive pas de faire entendre sa différence. Fabius ronge son frein, se dit disponible mais ne fait rien. L’appareil gronde. Hollande s’est disqualifié. Entre ces trois là, le courrant ne passe pas.
Le choix est cornélien : faut-il continuer à soutenir une perdante ou changer de pouliche ? Le temps presse, l’inactivité pèse sur les éléphants. Jospin le recours n’est qu’à un pont du continent. Sa légitimité face aux vaincus des primaires est réelle, il a su s’effacer pour ne pas diviser le parti. Il en est le seul recours même si son échec probable ne doit pas beaucoup le motiver.
Jospin ou le plan B : c’est le joker du parti des éléphants. Enfin, on nage en pleine fiction !