Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Ce n’est qu’une défection de plus. Mais elle est de poids. L’ancien président d’Air France, de
Il rejoint le camp de Sarkozy. Certains y verront une désertion alors que Bayrou prétend toujours pouvoir jouer les troubles fêtes, d’autres ironiseront sur le choix du moment, alors que les chances de Sarkozy augmentent du fait de la chute de la maison Royal.
Et si c’était plutôt son réalisme et sa lucidité qu’il fallait louer. Pas besoin d’être géomètre pour mesurer l’abîme qui sépare Bayrou de Sarkozy. D’un coté un professeur des lycées, qui aux manettes de l’Education Nationale a réussi l’exploit de rien proposer, de ne rien améliorer. Il n’a survécu qu’en donnant aux syndicats tous les gages qu’ils réclamaient. Il en fut l’otage.
Sarkozy a un tout autre tableau de chasse. Parvenu à conquérir Neuilly, le Conseil général des Hauts de seine, il a pris le contrôle de l’UMP et en a fait une machine de guerre. Ministre exposé aux coups les plus tordus il a montré ses capacités d’homme d’action. Enfin candidat auto proclamé il a réussi le rassemblement de la quasi-totalité des leaders de la droite, jusqu’à être plébiscité.
Chef et stratège il est de la trempe de ceux qui marquent leur génération. Alors on comprend le ralliement de Blanc et de quelques autres UDF à un panache que le béarnais ne saura jamais incarner, même si il se veut le fils spirituel et lointain d’un certain Henri IV.
Mais il faudra beaucoup d’autres départs pour que le coq du Béarn descende de ses ergots et rentre dedans le rang. Comme tous ceux qui prétendent faire de la politique autrement, il n’a qu’une motivation : la taille de son ego.