Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Tous acceptent le constat : les déficits sont excessifs. Peu importe leur montant, ils ne sont pas parlants pour l’électeur lambda, mais ils croissent année après année, doivent être financés et amputent les recettes publiques du montant nécessaire au service de la dette. Personne n’a eu le courage de les maîtriser, sans même parler de les réduire.
Et pourtant chaque candidat propose de nouvelles mesures dont le coût n’est jamais insignifiant. Leur chiffrage font l’objet de polémique mais avoisinent déjà pour les deux principaux prétendants les 40 milliards d’euros.
Face à ces dépenses additionnelles aucune action n’est proposée pour réduire les dépenses de l’Etat. Et pourtant chacun des candidats s’engage à réduire le déficit et s’interdit d’augmenter la pression fiscale. Alors il faudra beaucoup de pédagogie pour expliquer l’inconciliable : réduire le train de vie de l’Etat en augmentant ses dépenses tout en comblant les déficits sans augmenter les impôts. Cela tiendrait de la magie, d’une croissance à 10% !
Le seul qui parle d’économies sans annoncer de dépenses nouvelles c’est Bayrou. Mais quelles économies va-t-il réaliser ? Quels budgets vont-ils être amputés ? Mystère et boule de gomme, on n'en saura rien. On n’effraie pas les fonctionnaires qui sont des électeurs !
L’attitude raisonnable consisterait à financer les projets nouveaux par des réductions sur des budgets existants. Et encore ça ne permettrait pas de réduire le train de vie de l’Etat. Alors que tous les candidats glissent dans la surenchère on aimerait que le débat escamoté des finances publiques soit mis sur le tapis par les gourous qui squattent les médias.
Quand les Apathie, les Duhamel et autres Elkabbach porteront-ils le fer dans la plaie et mettront les candidats sur le grill jusqu’à ce qu’ils donnent la solution à la quadrature du cercle vertueux des finances publiques ?