Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Ce sont les plus courtisés des français. Et pourtant la vie ne leur a pas souri. Ils touchent le RMI, ont droit aux restos du cœur, aux aides sociales. Il ne se passe pas un jour sans qu’un candidat vienne leur faire risette, leur promettre d’améliorer leur sort, de leur donner une nouvelle chance, de les sortir du ghetto où l’absence de ressources les condamne à végéter.
Ce sont vers les plus démunis qu’une fois tous les 5 ans les hommes politiques adressent leurs œillades. Rendez vous compte, ils sont plus de 3 millions. L’écart qui sépare le futur président de son challenger malchanceux. Ce n’est pas chez les nantis que l’on va glaner les voix qui feront la différence ; ceux là ont depuis longtemps affiché leur préférence. Non, ce sont les « sans voix » pour reprendre l’expression paradoxale de plusieurs candidats, qui font l’objet des sollicitations.
Et là tout est bon, la démagogie bat son plein. Finie la précarité, bonjour les logements sociaux, l’accession à la propriété, à la formation et aux emplois normalement rémunérés. D’Arlette à Jean Marie ils redoublent de créativité pour s’attirer les bonnes grâces d’un électorat qui au soir du second tour sera prié de retourner à son anonymat.
Si en plus les promesses faites devaient être tenues, il ne resterait plus de défavorisé sur qui compter pour les prochaines élections.
« Salauds de pauvres* », Une fois tous les cinq ans vous êtes considérés. Buvez du petit lait, et puis faites vous oublier !
* Marcel Carné