Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Nul ne peut être tenu de regarder la réalité. On peut l’ignorer, la récuser et espérer vivre assez longtemps avant qu’elle ne vous rattrape. Finalement peu importait à l’homme du moyen age que la terre tourne autour du soleil. Pour lui c’était blanc bonnet, bonnet blanc. Et cette révolution conceptuelle le laissait à juste titre indifférent.
Le fonctionnaire qui battait hier le pavé derrière une banderole syndicale raisonnait comme un serf moyenâgeux. Que les régimes spéciaux de retraite ne soient pas finançables ne le concerne pas : il y a droit. Même que plusieurs candidats à la présidentielle lui donne raison. Ils les maintiendront alors qu’ils savent pertinemment que l’abîme est au bout du chemin.
Cette métaphore galiléenne s’applique à beaucoup des sujets traités par les hommes politiques. Le choix se résume in fine à décider si dans le temps qui leur est imparti ils prennent le risque d’ouvrir les yeux de leurs partisans sur la réalité ou s’ils continuent à la leur dissimuler. En fait les prennent-ils pour des boeufs ou pour des êtres intelligents ?
A gauche ce n’est pas ce dernier parti qui est pris. Les retraites que l’on s’obstine à ne pas réformer, mais aussi l’immigration que l’on refuse de choisir, les pratiques communautaristes – excision, polygamie – que l’on continue d’ignorer, la mondialisation de l’économie, la prégnance du libéralisme dont la réalité est niée. Il n’y a pas que le nuage de Tchernobyl qui s’est arrêté au dessus de la ligne Maginot.
Finalement aux français de décider s’ils souhaitent être traités comme ces serfs moyenâgeux maintenus dans un obscurantisme infantilisant ou acceptent de s’ouvrir à un monde qui est entrain de les dépasser.
Autour d’eux, les européens ont fait le choix de Galilée sans que le ciel ne leur tombe sur la tête. Ca, c’est la réalité !