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Décryptage sans complaisance de l'actualité.

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Les bien portants

L’avancée n’est pas symbolique. C’est un pas de géant que la médecine vient de franchir. La chape de plomb mise sur les recherches génétiques s’est fissurée et l’avenir pour les diabétiques apparaît enfin plus radieux.


On ose parler de médecine préventive, de gènes de susceptibilité, de propension à développer des maladies en fonction de son patrimoine génétique, de son hérédité, de son mode de vie. Dans un pays qui fait de la discrimination un délit, une équipe médicale a réussi à briser le tabou de l’égalité devant la maladie.


Cela n’a rien d’anecdotique. Surtout quand on sait que le système de soin français a refusé le financement de ces travaux et que ce sont les canadiens qui ont apporté les sous pour que l’équipe française puisse mener ses recherches à bien.


L’essentiel est ailleurs. C’est la perspective de dépister tôt les risques individuels à développer des maladies du fait de son environnement, de son mode de vie comme de son patrimoine génétique. Et cette orientation de la recherche médicale est proscrite dans notre pays. Elle ne peut se faire que par des voies détournées.


Or ce succès brise le mur de silence que les autorités médicales ont dressé autour de la médecine prédictive au titre que chacun n’est pas égal devant la maladie. Qu’une mutation du BRCA1 prédispose au cancer du sein, que le génotype expose à une ostéoporose précoce, ou que l’addiction au tabac risque de susciter un cancer du poumon est décelable dans l’ADN de chaque individu. Les corrélations statistiques sont établies, les risques peuvent être multipliés par un facteur de 10 à 100, mais l’assurance maladie refuse le principe de la médecine préventive et le financement des recherches.


Alors la percée concernant les diabétiques devrait, soyons optimistes, permettre de débloquer les projets concernant la plupart des maladies à composante génétique. C’est un pas de géant pour développer des thérapies avant même que la maladie ne fasse son apparition. Et de faire des économies.


Mais l’assurance maladie va-t-elle enfin connaître les malades qui s’ignorent, c'est-à-dire les bien portants ? 

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T
et comment survivrait à un programme généralisé de prévention l'industrie pharmaceutique? La france en chiffres d'affaires en 2000 était seconde derrière les états unis ...
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