Duhamel forcé de quitter la scène médiatique suite à une bévue dont il est coutumier. Déjà il avait dû abandonner son micro de commentateur pour avoir servi la soupe à Jospin aux présidentielles de 2002. Aujourd’hui c’est son soutien affiché au béarnais qui lui vaut d’être mis au piquet, piégé à l’insu de son plein gré par une vidéo lors d’une réunion à Sciences Po.
Intéressante situation qui semble dénier à un journaliste le droit d’avoir sa propre opinion. Qui croirait que ceux qui nous commentent l’actualité n’ont pas de préférence partisane ? Alors doivent-ils tous cesser de nous informer ?
La sanction qui frappe Duhamel met en lumière l’hypocrisie d’un système où l’affichage de la préférence passe pour un manque d’objectivité. A écouter comment les journalistes traitent Le Pen et le "danger qu’il véhicule" (sic) et cire les galoches de Bové – comme si c’était un petit sain - on peut légitimement douter de l’absence de parti pris dans cette corporation.
Alors l’honnêteté ne commanderait-elle pas que chaque journaliste commentateur soit invité à préciser le nom du candidat de leur choix et à les laisser exercer leur talent, connaissant où va leur penchant ?
et oui Marylou, tout le monde a une opinion et c'est bien normal ... Même mon médecin ... Mais il n'en parle pas et fait son travail ! Ce devrait être généralisé surtout dans le secteur public ... On devrait même demander au profs d'arrêter de raconter leurs versions de leurs grèves à nos jeunes têtes et d'arrêter pour certains de nous former des petits gars et petites filles de gauche ... Mais allons .... pas de gros mots ! ....
Candide a de la concurrence avec Totof. Tous les journalistes ont une opinion (sauf ceux qui ont été décérébrés, mais je ne citerai pas de noms). Vaut-il mieux avancer masquer tout en servant la soupe à son favorit et en glissant des peaux de banane aux autres. Ou vaut-il mieux pour être honnête vis à vis du grand public que tout le monde sache à qui il a affaire. Mais peut-être ne regarderions nous plus les émissions avec le même oeuil. <br />
Il s'agit surtout d'un règlement de comptes sur fond de politiquement correct. Le journaliste est un loup pour le journaliste !