Décryptage sans complaisance de l'actualité.
C’est le contre exemple, ou plutôt la démonstration dont les anti européens ne pouvaient mieux rêver. Ajouter y le capitalisme d’Etat, le cynisme des dirigeants et un accident industriel et vous aurez EADS, le fleuron de l’aéronautique européenne qui se débat pour sa survie.
Face à l’urgence de la situation, le conglomérat a déjà usé deux patrons. Le troisième est excédé que ses deux actionnaires principaux, le français et l’allemand, ne puissent s’entendre sur les restructurations indispensables. L’un joue la carte hexagonale alors que l’autre défend l’emploi outre Rhin : il les laisse s’étriper.
L’Europe censée nous guérir de nos maux, à en croire ses chantres, donne l’exemple piteux du meilleur engendrant le pire. Elle fut construite pendant les trente glorieuses. Les fruits de la croissance ne cessaient d’agrandir la taille du gâteau. Facile de se mettre d’accord pour se le partager.
Récession ou moindre croissance, chômage plutôt que plein emploi et la co-existence pacifique au sein des instances européennes se change en foire d’empoigne.
On aimerait que les forcenés du Tout Europe, comme les plus modérés les Bayrou, Royal et autre Sarkozy nous expliquent comment faire l’Europe à 27, quand deux leaders et pères fondateurs sont incapables de s’entendre pour la survie d’Airbus.
Plutôt qu’exhiber Airbus comme un succès emblématique de l’idée européenne, imaginons les solutions pour débloquer sa construction. A l’évidence ce n’est pas chez EADS que l’on trouvera la solution.
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