Décryptage sans complaisance de l'actualité.
A quel titre sauraient-ils mieux faire ? La question ne doit pas effleurer nos politiques qui délivrent des leçons de bonne gestion aux dirigeants du célèbre avionneur qui s'en passeraient bien.
Qu’ont-ils dans leur pedigree pour admonester ceux qui ont mis leurs sous, leurs talents dans ce qu’il y a peu de temps encore, était considéré comme la référence industrielle européenne ?
Ont-ils prouvé qu’ils étaient compétents pour créer de la richesse, pour développer des marchés, pour imaginer des produits innovants ?
Non, ils ont montré qu’ils étaient surdoués pour dépenser l’argent qui ne leur appartenait pas, pour toujours en dépenser plus qu’ils n’en avaient collecté et pour transférer à leurs successeurs la charge de financer les avantages qu’ils octroyaient à leurs électeurs.
Et quand ils se lancent dans du mécano industriel c’est pour concocter des solutions abracadabrantesques comme le système de gouvernance qui plonge aujourd’hui Airbus dans un looping dont on espère qu’il pourra se redresser.
Alors comme le suggère Louis Gallois que l’on peut difficilement suspecter d’ultra libéralisme, de grâce laisser les industriels, les financiers se sortir de la mauvaise passe où le mélange des genres l’a entraîné.
Mais ce serait reconnaître que les politiques ne peuvent pas tout et pour l’avoir proclamé Lionel Jospin a du précipitamment battre en retraite. Alors ne rêvons pas ils vont continuer à semer la confusion et à entretenir l’illusion de leur aptitude à redresser la situation. Et quand l'avionneur aura redressé la barre - ils se dresseront comme un seul homme - pour s'approprier le mérite d'une résurrection qu'ils n'auront contribué - au mieux - qu'à retarder.