Décryptage sans complaisance de l'actualité.
La fuite en politique est une qualité largement répandue. On n’en voudra pas aux candidats de ne pas se comporter en Louise Michel ou en Napoléon au pont d’Arcole. Mais la confrontation de leurs attitudes face aux obstacles du moment et les incantations dont l’arène politique retentit à ses temps de concurrence présidentielle ne lasse pas de surprendre.
On se souvient du recul du Bayrou face aux syndicats dans la réforme des universités, reculade après une capitulation sur la ré écriture de la loi Falloux.
On se souvient de la vantardise du béarnais se glorifiant d’avoir voté la censure du gouvernement alors que les quelques voix de ses partisans ne risquaient pas de le faire chuter.
On peut aussi rappeler le courage de Mme Royal qui en son fief de Poitiers a ignoré les occupations de locaux squattés par des sans papiers. Impossible d’obtenir son avis sur un sujet sur lequel quand il s’est agi du squat de Cachan elle a su trouver des accents de pasionaria.
Courage fuyons ! C’est le quotidien de ceux que nous risquons d’élire. Alors ne pas hésiter à confronter leurs actions passées avec leurs promesses d’aujourd’hui. Cela permet de mesurer le fossé qui sépare souvent leurs actes et leurs paroles.