Décryptage sans complaisance de l'actualité.
La question inquiète les états majors des grands partis : des candidats seront-ils exclus par manque de parrainage ? Si l’hypothèse souvent évoquée se confirmait, les scénarios du premier tour s’en trouveraient forcément modifiés. Les modèles de prévision des instituts seraient mis en échec car aucune référence à des élections précédentes ne deviendrait exploitable. Or c’est sur les résultats sortis des urnes lors des consultations précédentes que sont construites les simulations.
Mais le gros temps pourrait tourner à l’avis de tempête si les électeurs privés de candidats suivaient les consignes déstabilisatrices que pourrait donner, par exemple, un Le Pen empêché de concourir.
Pour conjurer le risque d’un éventuel « tsunami » électoral, les grosses pointures de l’UMP et du PS ( ?) tentent de mobiliser les maires non inscrits pour les inviter à apporter leur parrainage aux « petits candidats ».
Pourtant il existe une solution très simple : c’est autoriser un maire à parrainer plusieurs candidats. Dans de nombreuses institutions qui pratiquent l’adoubement des nouveaux membres par des « parrains » il est possible d’apporter sa caution à plusieurs personnes. Parrainer ne signifie pas adhérer, mais seulement donner son soutien à une candidature. On peut donc très normalement apporter sa caution morale à des candidats dont on ne partage pas les options.
Une constitution ne se révise pas en un tournemain, mais cette modification là aurait pu utilement être inscrite dans la dernière révision dont l’impérieuse nécessité avait échappé à beaucoup d’observateurs.