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Décryptage sans complaisance de l'actualité.

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La gauche : suite et fin ?

L’histoire sait être cruelle, surtout quand elle se répète. Le spectre de l’absence de la gauche au deuxième tour prend de la consistance. Sa candidate n‘est pas sans responsabilité dans cette déroute mais l’incapacité des dirigeants du parti socialiste à tirer les leçons de l'échec de 2002 compromet leurs chances de se rétablir. Et si la gauche de gouvernement devait être exclue une seconde fois, on ne donne pas cher de son avenir, sous cette forme là.


Dans la France du début du XXI ème siècle où le pays a du mal à coller au peloton de tête – pour rester optimiste – l’électeur a le choix entre l’immobilisme du centre, la désétatisation accélérée avec la droite et la descente en deuxième division avec la gauche.


La gauche s’est auto dissoute en refusant de choisir entre la voie sociale-démocrate de tous ses partis frères européens – représentée par le Fabius d’avant son virage de cuti, puis par DSK, la voie étatique incarnée par Emmanuelli et le nouveau Fabius. Les tergiversations du parti socialiste entre le modèle crypto communiste de ces derniers et le modèle socialiste à la Tony Blair pour les premiers interdisent de comprendre qui de l’assistanat ou de l’entreprenariat a la préférence de sa candidate. En donnant à chacune de ses options des gages contradictoires de préférence Mme Royal a boosté le candidat du centre.


Elle s’est par là même interdite de reprendre la main sur l’option sociale-démocrate, cette thématique étant préemptée désormais avec un certain succès par le béarnais.


Alors les derniers pointages qui donnent un net avantage à la forme édulcorée de libéralisme de Sarkozy, risquent fort de se trouver infirmés quand le béarnais aura marqué un point  décisif sur sa concurrente de gauche. Le succès du béarnais dans l’épreuve finale ne serait dès lors plus qu’une question de quinze jours. Il ne peut y avoir de doute sur l’issue de ce duel.


Eviter que Bayrou n’arrive second ne passe plus par la relance de Mme Royal. Ses simagrées compassionnelles auront fait pleurer dans les chaumières en érodant sa stature de présidentiable. Une présidente essuyeuse de larmes, ce n’est pas forcément flatteur pour l’électeur. Ses contorsions anticapitalistes de Villepinte ne lui auront pas permis de mordre sur les partisans de la gauche communiste ou pseudo révolutionnaire. Sa chute dans les sondages s’explique par ses valses hésitation.


Le candidat du Front peut dès lors prétendre arriver en troisième position au soir du 22 avril. Un coup de pouce qui le propulserait en deuxième position assurerait à Sarkozy de se trouver élu au soir du 6 mai. Cela mérite réflexion.

 

 

 

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B
Vous nous offrez un scènario qui finalement reproduit l'impasse absolue de 2002 -très peu pour moi - mais en plus je n'y crois pas et je verrais bien plutot un duel Sarko/Bayrou -la seule configuration qui me permettrait de voter en conscience parce que si je me trouve devant le choix que vous supposez Sarko/Le Pen....eh bien ce sera,pour moi en tout cas, l'abstention complète puisque je rejette les deux ! Le Pen=Sarko  et  Sarko= Le Pen  ! Adieu la Démocratie,vous pourrez sortir vos mouchoirs....et préparer les prisons,les embastillements,les brancards !... si l'un d'entre ces deux est investi de la magistrature suprême.
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