Décryptage sans complaisance de l'actualité.
C’est la fermeture d’une parenthèse, du moins c’est ce que
Chirac a inventé la république compassionnelle, celle de la réduction de la fracture sociale à coup d’assistanat, d’incantations, de précautions et de beaucoup d’inaction ! Il a évité de remettre son pays au travail, il l’a bercé dans l’illusion d’un modèle franchouillard envié par un univers admiratif de gaulois attardés dans leur camp retranché.
Ce populiste a toujours su nous payer de mots pour nous faire patienter dans l’espoir de lendemains qui chantent. Ré élu miraculeusement suite au suicide du trotskyste déguisé en socialiste bon teint il a fait perdre encore un lustre aux français en refusant d’affronter la réalité d’un déclin qu’il a largement provoqué.
L’histoire qu’on ne prétend pas invoquer, retiendra sa responsabilité écrasante dans la remise en cause des grandes heures de notre passé, son acharnement à nous isoler du monde dans le quel on est - nolens volens - plongé.
Il restera la figure emblématique de ce que le système étatique à la française peut produire de plus détaché des réalités ; Un monarque conservé dans une tour d’ivoire qui avoue à ses concitoyens – comme lors de cette soirée électorale – « je ne vous comprends pas ».
On ne versera pas de larmes, pour cet adieu. Même si hier soir ses mots furent grandiloquents, le bilan est atterrant par sa vacuité.
La vigilance reste plus que jamais de mise pour emprunter un langage syndical, tant il semble que parmi ceux qui se bousculent pour lui succéder, peu revendiquent la rupture avec l’illusion entretenue d’une exception française qui nous placerait en dehors des réalités incontournables de ce début de siècle.
L’avenir de sombre qu’il est, pourrait alors devenir franchement noir.