Décryptage sans complaisance de l'actualité.
De Robien, le mutin de l’UDF vient de faire la nique à Bayrou. Ce matin il se transforme en magicien et distribue les picaillons de l’Etat à des enseignants qui on s’en doute trouveront le geste insuffisant. Plus de 3000€ d’augmentation annuelle : ce n’est pas une aubaine, c’est un vrai magot pour des fonctionnaires qui ne risquaient pourtant pas la soupe populaire.
Piocher dans les caisses vides à un mois des présidentielles ne peut s’expliquer que par la nécessité de couper l’herbe sous les pieds au roquet du Béarn, l’ami des syndicats d’enseignants. Il n’a jamais été prouvé que la reconnaissance du ventre fût la qualité la plus répandue chez les professeurs. En revanche cette action va alimenter l’exaspération de ceux qui par manque de capacité de nuisance sont systématiquement ignorés par la générosité ministérielle et vont aller grossir les rangs des déçus des partis politiques traditionnels.
Assedicables, smicards et petits retraités peuvent se consoler en se réfugiant dans l’abstention ou en apportant leur voix aux partis extrêmes, et passé le premier tour il leur restera toujours leurs yeux pour pleurer.
Les profs peuvent pavoiser, leur «toujours plus» vient encore de payer ! Quel que soit le candidat qui se retrouve à l’Elysée, leur avenir est assuré. Ils peuvent partir en congés, bien payés !