Décryptage sans complaisance de l'actualité.
C’était du Bush tout craché, la culture et l’intelligence en plus. C’était la pasionaria de l’axe du Bien, la pourfendeuse de l’islam. L’imparfait, car elle nous a quitté il y a un an déjà.
Son parti pris d’athée catholique, son rejet de la droite stupide comme de la gauche menteuse, sa lutte contre l’illusion d’un islam modéré, sa défense viscérale de la civilisation occidentale en font la dernière des Croisés contre ceux qui ont déclaré la guerre à notre civilisation.
Elle poursuit de sa vindicte les totalitarismes et leurs avatars, les intégrismes religieux qui réunissent Khomeiny, Wojtyla, et Ben Laden dans la même capacité à manipuler leurs ouailles. Elle convoque saint Jean dont elle ré écrit l’Apocalypse après avoir rencontré l’enfer que nous préparent les fous de dieu, gentiment accueillis, par nos dirigeants, sous nos propres cieux.
Son dernier ouvrage*, « Entretien avec moi-même » est irritant, dérangeant tant il est excessif. Mais si des chefs intrépides porteurs des valeurs de l’occident n’avaient pas arrêté l’islamisation à Poitiers, puis à Vienne puis défait à Lépante nous nous morfondrions sous nos djellabas, le cul offert à nos imans, pour nous botter les fesses. Oriana, merci de nous le rappeler.
* Oriana Fallaci : Entretien avec moi même, suivi de L’Apocalypse. Aux éditions du Rocher.