Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Elle est là, imprimée noire sur vert, elle fait corps avec la carte en attendant d’être collée sur la peau. A moins qu’ils ne décident de vous la coudre à la manche, cette manche qu’on vous suspecte de faire pour remplir votre frigo.
SOLIDARITE C’est l’insigne distinction qu’un président socialiste vient d’obliger les franciliens à arborer aux contrôles pour chacun de leurs déplacements. On se croirait revenu à un ancien temps. Un temps que les plus anciens ont connu avec son signe extérieur qui prédestinait à un fatal déplacement : une étoile.
Sidérant que le socialisme qui joue la carte « national » depuis l’arrivée aux avant postes de Mme Royal s’autorise cette discrimination à l’égard des moins nantis (encore qu’on puisse en discuter) de la population. Forcer le rmiste à exhiber son statut d’assisté, d’individu en marge de la société pour obtenir ce que la charité publique a dans sa grande générosité décidé de lui attribuer est une insulte à sa dignité. C’est traiter cette population comme des sous hommes priés de faire savoir à l’ensemble de la communauté qu’ils vivent à la solde de la société.
Requise aujourd’hui pour les déplacements, demain pour l’accès au resto du cœur ou à la visite médicale, cette carte de solidarité fait sûrement partie de l’ordre juste de Mme Royal. La dérive nationale et autoritaire de la socialiste Royal n’avait pas échappé au rédacteur de ce blog qui en notait les dangers dans un billet du mois de novembre.
Elle n’a pas renié le dangereux tropisme que l’on avait alors identifié. Pire, elle l’a accentué en redonnant à la Marseillaise un rôle identitaire qu’il apparaît superflu d’exalter. Dans un pays voisin, il y a deux générations, un farouche défenseur de la cause socialiste s’est fait élire chancelier en y ajoutant une bonne louche de nationalisme. Les français découvrirent trop tard qu’il n’était pas né sous une bonne étoile.
lire aussi : Ticket gratuit, ticket perdant