Bayrou veut débattre. Décryptage : les média qui n’organisent pas ces confrontations l’empêchent de mettre son projet en balance avec ceux de ses concurrents. Bayrou se présente en victime du V ème pouvoir, de la médiacratie qu’il poursuit de sa vindicte.
Ces débats, il le sait mieux que quiconque, sont de fait impossibles à organiser sans déroger au principe d’égalité du temps de parole. Mettre en présence 12 candidats tournerait à la foire d’empoigne. Quant à faire des débats deux à deux, les mathématiques nous enseignent qu’il faudrait en organiser 11. Excusez du peu. Au delà de cet aspect matériel ce serait discriminant pour les 4 formations (FN, UMP, UDF, PS) qui représentant 80% des électeurs n’auraient qu’un tiers du temps de parole. Au passage les communistes, trotskistes et autres pseudo révolutionnaires représentant moins de 10% de l’électorat tiendraient le crachoir 40 % du temps.
La problématique du béarnais face à sa décrue – qu’il se refuse à commenter – c’est de retrouver des accents de victime pour espérer refaire sur la télé le hold-up qui lui a réussi en janvier février. Mais la ficelle est usée et faute d’avoir un projet cohérent et réaliste à proposer il en est réduit à ressasser ses vieilles rancoeurs et à philosopher sur la meilleure façon de former les hauts fonctionnaires. C’est son naturel de ministre de l’Éducation qui reprend le dessus et sa posture de présidentiel qui s’effrite au plus mauvais moment.
On apprend qu'un débat pourrait avoir lieu sur le Net entre la bande des 4 ! Sarkozy n'y est pas favorable. Il a raison. <br />
Même si techniquement - ce qui est lon d'être prouvé - un prestataire pouvait assurrer l'accés simultané de tous les internautes à cette "émisssion" cela ne constituerait pas moins une violation flagrante de l'esprit de la loi. Ce détournement se ferait au détriment d'une partie de l'électorat qui ne pourrait visualiser ce débat, et surtout au détriment des "petits" candidats qui auraient beau jeu de saisir les tribunaux pour violation de la loi électorale.<br />
Et imaginez l' invalidation des résultats pouvant en découler. <br />
Décidément Bayrou fait flèche de tout bois ! faute de pouvoir présenter de programme, il se condamne à élucubrer sur des sujets connexes qui font parler de lui, mais pas avancer le débat. cqfd.
Remarque supplémentaire : Si vous faires des débat avec 3 candiudats présents sur le plateau, il vous faudrat organiser 220 débats si vous désirez respecter l'égalité de temps de parole ET que avoir chaque configuration de débat à 3 possibles.Pour le cas de débats à 4, avec toujours l'égalité de temps de parole ET la volonté d'avoir tous les groupes de 4 possibles (un débat sarko, le pen, bayrou, royal ce n'est pas la même chose qu'un débat royal, laguiller, besancenot, bove ... etc); alors c'est 495 débats à 4 que vous devrez organiser. Pour ceux qui cherchent la formule de la combinaison: http://fr.wikipedia.org/wiki/Combinaisonsam
"Quant à faire des débats deux à deux, les mathématiques nous enseignent qu’il faudrait en organiser 11. Excusez du peu."Euh, juste une petite correstion à vos propos: ce n'est pas 11 débats en tête-à-tête qu'il faudrait organiser, mais 66 débats (En statistiques, on nomme cela une Combinaison de 2 parmi 12)Avec 11 débats vous ne pourriez pas opposer chaque candidats à ses 11 concurents ... mais seulement 1 seul candidat avec les 11 autres. Si l'on désire vraiment assurer une égalité du temps de parole, alors il faut que chaque candidat rencontre ses 11 opposants. Même en s'y prenant dès le début de la campagne officielle et en ne donnant qu'une heure de temps de parole pour chaque candidat à chaque débat, il aurait fallut 4h de débats chaque soir pendant les 4 semaine de campagne officielle. C'était donc totalement irréalisable. sam