Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Une dernière chance pour Bush ! Il pourrait entrer dans l’histoire de son pays autrement que comme un baptiste intégriste, texan borné, avatar de ce que le modèle américain est capable de produire dans des moments d’égarement. Manipulateur illuminé, imposteur désintoxiqué il a réussi à exacerber les conflits de religion au cœur des affrontements du Moyen orient.
Dans son pays marqué par l’influence des prédicateurs, un fait divers relance le débat sur la libre possession des armes à feu. Dans ce pays qui se place sous le regard de Dieu, « in god we trust », chacun est libre de se faire justice lui-même.
Comment interpréter autrement cet amendement constitutionnel qui autorise chaque citoyen à détenir des moyens de tuer. La loi du talion a reculé chaque fois que la société a transféré à une institution l’exclusivité de rendre la justice. Aux Etats-Unis le citoyen reste autorisé à se faire justicier. Clinton a tenté de mettre fin à ce reliquat de barbarie : sans succès.
La tuerie de Virginie pourrait créer le choc psychologique nécessaire pour faire basculer une majorité silencieuse hésitante en mouvement d’opinion permettant de liquider un vestige de la conquête de l’Ouest. Quelle meilleure sortie de scène pour un cow boy texan qui cause avec Dieu quotidiennement, que de supprimer cette « license to kill ».
Rien ne ressuscitera les 4000 boys et les 100.000 irakiens engloutis dans sa croisade anti Saddam. A son crédit il évitera d’autres carnages comme celui qui secoue l’Amérique aujourd’hui, ce qui, le temps aidant permettra de retenir de ce piteux président un autre portrait que celui d’un va-t-en guerre impénitent.