Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Sa performance s’est répandue sur les blogs avant que les media ne s’en emparent. Espérée, programmée, annoncée encore fallait-il qu’elle se concrétise. C’est chose faite. Et le front s’est aussitôt dressé : tout sauf Sarko.
On les comprend, ils partent perdants. Sur le projet comme sur « l’homme » l’alternative qu’ils offrent à
Ils se battent avec la seule munition dont ils disposent : l’insinuation. Il ne peuvent rien prouver, rien affirmer, rien démontrer : la rumeur, l’allégation, le syllogisme, le procès d’intention nourrissent l’insinuation que l’adversaire est dangereux. Et contre un danger identifié il faut se prémunir au nom du sacro saint principe de précaution. Rien de bon ne peut advenir de Sarko, il faut éviter le risque de contamination, le diaboliser.
C’est la stratégie qui va déferler pendant les quinze jours qui viennent. Le tout sauf Sarko va rappeler le deuxième tour de 2002 où comme un seul homme les démocrates de ce pays s’étaient crus obligé de défiler contre le Pen, comme si un bulletin dans l’urne ne suffisait pas.
La propension de l’électorat de gauche à être manipulée par ses chefs de parti ne plaide pas pour sa clairvoyance. Tels des moutons obéissant à leur Panurge ils peuvent se préparer à battre le pavé, à défaut de battre notre candidat.