Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Ils sont 4 prétendants. Chacun peut exhiber d’élogieux certificats, de brillants états de service. Ils savent mieux que quiconque comment conduire le parti socialiste et en faire l’instrument incontournable de la reconquête du pouvoir. Chacun d’affirmer que si on voulait bien lui donner les clés de la maison il ferait d’une défaite annoncée une victoire, à l’arraché certes, mais une victoire quand même.
Hollande le légitimiste a conduit par manque de courage politique à l’impasse du statu quo. Mieux que quiconque il saura gérer l’immobilisme et diriger le parti en faisant du sur place. C’est à lui que statutairement revient le job de mener la bataille électorale.
Fabius, l’homme qui incarne la gauche obsolète. L’ex plus jeune premier ministre, l’homme qui a abjuré son passé pour mieux leurrer les militants encore sensibles aux trémolos des chants à la gloire de la lutte des classes. Il est en embuscade mais ses portes flingues sont actifs et dégaineront à la première tentative d’aggiornamento.
Strauss Kahn, qui se découvre social démocrate, le dilettante toujours pas remis de la déculottée reçue lors des primaires de la présidentielle. Sa saillie prématurée le soir du second tour donne la mesure du fiel emmagasiné contre la candidate dont il avait largement sous estimé les talents. Il a perdu la main et est prêt à toutes les trahisons pour se remettre en selle.
Quant à Ségolène, elle a transformé une impossible défaite en victoire contre l’establishment socialiste. Ils en sont encore tout marris de s’être fait piégé une seconde fois. Sur sa lancée elle veut imposer son tempo, diriger le parti et se faire désigner candidate pour 2012 !
La bataille fait rage, les socialistes s’interrogent pour savoir où aller ? La question aurait du être posée avant l’élection mais en faisant l’économie ils sont allé dans le mur. Hollande croit dans la puissance des mots : il veut construire un Grand Parti Socialiste. Pourquoi pas.
Un G P S ça leur permettra au moins de savoir où ils sont, faute de se mettre d’accord pour savoir où aller.