Décryptage sans complaisance de l'actualité.
On hésite entre vitesse et précipitation !
Mais encore ne faut-il pas se précipiter. Le symbolisme d’Etat est un exercice dont nos présidents – à peine élus - usent avec un art consommé. Sarkozy en 48 heures aura envoyé plus de signaux que le français moyen n’est capable d'en décrypter. On frôle l’overdose et la politique d’apparences n’est qu’une apparence de politique.
Se précipiter à Berlin le premier jour n’a que valeur symbolique : que peut-on échanger en deux heures de miam miam avec Angéla qu’on ne puisse se dire au téléphone ?
S’envoler chez Airbus pour rencontrer les acteurs d’un psychodrame en tenue de pompier président c’est laisser accroire que le nouvel hôte de l’Elysée a dans sa manche des solutions aux problèmes bien connus qui gangrènent le géant de l’aéronautique. C’est donner l’illusion d’un nouvel étatisme conquerrant.
Jogger dans le bois de Boulogne avec son fidèle lieutenant et remonter 4 à 4 le perron élyséen c’est montrer qu’un président en bonne condition physique s’est installé pour un bon bout de temps au sommet de l‘état.
On doute avoir capté tous les messages subliminaux que nous a dispensés le nouvel activiste en charge de conduire les affaires de
Le changement s’apparente plus à une course de fond qu’à un sprint au démarrage foudroyant dont on sait qu’il ne pourra que se ralentir avec le temps.