Décryptage sans complaisance de l'actualité.
42% de femmes : tel est le pourcentage des femmes briguant un siège de député (mot heureusement de consonance identique au masculin et au féminin). La dernière élection n’avait permis qu’à 13% d’entre elles de constituer la représentation nationale, bien qu’elles furent plus de 38% à briguer un siège. Taux aussitôt décrié comme l’un des plus bas d’Europe...et les âmes bien pensantes s’en prirent au machisme ambiant.
Étrange discours puisque le corps électoral est en majorité composé de femmes. On cherche à comprendre où pêchent les électeurs français (tout sexe confondu). Car comment assurer la parité à l’assemblée nationale si les électeurs restent libres de leur choix ? Va-t-on devoir imposer un décompte voix par voix. Ainsi dès qu’un électeur aura porté son choix sur un candidat male le suivant sera tenu de voter pour une candidate, ainsi de proche en proche on aura établi un équilibre arithmétique entre les deux sexes.
Ceux qui pensaient que l’essentiel était ailleurs auront compris qu’à vouloir trop en faire on se trompe de combat. L’important n’est-il pas – pour faire bref - que les députés votent, ou ne votent pas les lois correspondantes au mandat qu’ils ont reçu de leurs électeurs. Importe t-il que ce soit un homme ou une femme qui exécute cette mission ?
Dans la liste des faux débats, la recherche de la parité pourrait figurer en bonne place. Si la gente féminine trouve mieux à faire qu’à représenter une circonscription doit-on s’en désespérer ? Ou accepter cette diversité, le genre humain étant composé d’hommes et de femmes et ne pas considérer que la vocation d’être député doive se distribuer paritairement entre les deux sexes.
Mais dans le « bien-penséisme » ambiant on est loin d’admettre que les femmes puissent être l’égale de l’homme sans venir le concurrencer dans des activités où la féminitude ne peut guère s’exprimer.