Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Un seul être nous manque et tout est dépeuplé ! Le paysage audiovisuel français (PAF) est amputé depuis quelques jours de l’une de ses figures emblématiques qui faisait parti du décor. Mme Royal s’est glissée subrepticement hors du champ des caméras. Ce n’est pas que les télés ne la traquent pas, c’est qu’elle juge inutile d’apparaître telle qu’elle est devenue : la perdante qui a mis le feu à la maison socialiste.
Autant laisser les électeurs sur l’image de papier glacé d’une Joconde éthérée flottant sur un petit nuage et avec l'espoir bien téméraire d’enlever la victoire à un adversaire trop puissant.
Les flonflons de la fête auront duré même après la déception d’une défaite non assumée. Marie Ségolène ne veut pas écorner le capital de nostalgie qu’elle garde chez certains électeurs. Alors pourquoi troquer cet atout qui s’érodera avec le temps en s’investissant dans des législatives mal engagées.
Au secours la maison brûle ! Mais Marie Ségolène est à Djerba, non elle est de retour dans son fief du Poitou-Charentes, non elle est à son bureau de l’assemblée nationale à réviser son agenda. Seule certitude pour les militants : elle ne se bat pas.
Après moi le déluge, semble dire Mme Royal. Elle a raison, autant attendre que la défaite électorale fasse du parti socialiste un champ de ruines plutôt que de voir son nom associé à une déculottée programmée.
Aux militant du PS d’apprécier si un leader – même en jupon – doit s’épargner de mouiller la chemise et d’aller au charbon ou si ce retrait de la campagne ne s’apparente pas à une désertion.