Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Le gouvernement prend des risques, ou plus prosaïquement, tente de récupérer une boulette à son avantage. Le lapsus de Borloo ouvrant la polémique sur une hausse de
Et surtout reprendre l’avantage en clamant que lui rompt avec les discours euphorisant et lénifiant précédant les scrutins. Sarkozy et son équipe parlent vrai aux électeurs : cette promesse de hausse de TVA nul ne doute qu’ils la tiendront ! Qu’on la baptise TVA sociale ou anti délocalisation, l’effet sur le portefeuille du consommateur est également pénalisant.
Alors pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? On nous annonce déjà que le SMIC sera moins revalorisé que ce à quoi on s’attendait. En clair, ce n’est pas demain qu’on rasera gratis…
Encore un petit effort, et la vérité sortira de la bouche de nos ministres et de notre président. Parce que le problème n’est pas cette spirale infernale qui conduit à augmenter
Non, il faut lancer le balancier dans le sens d’une réduction des coûts sociaux et préparer les français à acquitter directement les prestations généreuses qui leur sont attribuées « gratuitement ».
Là serait le parler vrai. Là serait la rupture, la révolution. On veut bien comprendre que le gouvernement attende les lendemains d’élection : ne faut-il pas être élu très majoritairement pour réaliser un tel chambardement ? Alors parler de réduction des prestations : pas question.
On atteint là les limites du parler vrai !