Décryptage sans complaisance de l'actualité.
L’invective est à l’insulte ce que l’incivilité est au délit : sa forme politiquement correcte. Si le terme « salope » est lavé de toute signification sexiste, son accolement à une femme politique coupable de retournement de veste fait scandale. Le propos fait parti de la langue parlée, mais reste prohibé dans le sabir télévisuel. Oh quelle hypocrisie !
N’est ce pas, madame Comparini, le prix à payer pour la parité tant revendiquée ? Puisque vous et vos semblables craignez d’être discriminée, souffrez, lorsque vous commettez une saloperie, comme celle qui vous a fait être l’élue de la majorité UMP avant de rejoindre le filou de Bayrou, que vous soyez conspuée comme vous le méritez.
Et puisque vous avez légiféré pour la féminisation des qualificatifs, soyez satisfaite qu’on ne vous ait pas traité de salaud mais de son pendant féminin qui vous fait tant fulminer.
Merci monsieur Devedjian d’avoir permis de rappeler aux femmes politiques que la discrimination n’étant plus de mise elles sont susceptibles d’être traitées sans les égards compassés hérités d’un autre temps. Ni putes, ni soumises, mais salopes le cas échéant !