Décryptage sans complaisance de l'actualité.
C’était il y a quelques semaines, déjà une autre époque. En ce temps là, l’ombre d’un fantôme planait encore sur l’Elysée. Nul ne savait plus à quoi servait l’hôte de ce palais. Il était, nous racontait-on, la voix de
En politique intérieur il impulsait, nous disait-on. Autant dire qu’il n’animait plus, qu’il ne dirigeait plus et que les orientations qu’il donnait au gouvernement n’avaient d’autres ambitions que de masquer son absence cruelle de perspectives. Son décrochage de la société civile avait explosé aux yeux de tous lors du referendum sur la constitution européenne. Mais il datait de loin…
En quelques jours son successeur aura fait de l’ex président le plus ringard des politiciens. Qui imaginerait aujourd’hui – si par malheur la question se posait – faire appel à Chirac pour reprendre du service ? Ses courtisans, ses empressés, ses réseaux se sont fait discrets. Ses juges et ceux qu’il a laissé payer se montrent insistants, expliquant la désertion des premiers.
Qui consulte aujourd’hui le vieux Jacques, qui s’intéresse à l’opinion de l’ex président sur le traité européen, sur lé réforme des universités, sur
Chirac est ringardisé, monarque esseulé quai Voltaire, Candide lui devait bien cet épitaphe !