Décryptage sans complaisance de l'actualité.
L’atterrissage est brutal. La droite dégringole de son petit nuage avant même d’avoir enclenché son parachute doré !
Cocasse la vue des responsables de l’UMP assurés d’une confortable majorité dont les mines défaites trahissaient une victoire chipée par un PS requinqué, dont les ténors arboraient des mines de vainqueur. Le monde à l’envers.
Le parler vrai dont on vous entretenait a frappé ! Le pays veut autant la réforme que le pendu souhaite la corde qui va le soutenir… A l’évocation du moindre changement la populace se dérobe et court en frissonnant se réfugier auprès du parti de l’assistanat de la mièvrerie et de la compassion…Borloo béni des socialos.
Sarkozy passera vite de l’état de grâce à celui de disgrâce : ce second tour est l’avertissement sans frais que le français est le plus conservateur des électeurs. Et n’y aurait-il eu l’insondable fatuité de Marie Ségolène la droite se serait planté aux présidentielles. Tout autre candidat rose aurait construit sur les ruines du chiraquisme et de l’anti sarkozisme primaire un boulevard pour l’Elysée. Il fallait la niaiserie et l’incohérence Royal pour se fourvoyer comme elle l’a brillamment réussi, pour aussitôt s’en féliciter ! On comprend que les éléphants enragent d’avoir été bernés.
Mais les pendules sont remises à l’heure et les discours sur l’hégémonie bleue deviennent aussi décalés aujourd’hui que le discours de Bayrou sur les dangers du bipartisme.
Bravo Borloo, il aura mis en évidence la difficulté de traiter les français en adulte. Sévère constat qui laisse présager de difficiles lendemains.