Décryptage sans complaisance de l'actualité.
C’est un virus franco français. Il sévit indifféremment chez les hommes politiques de droite ou de gauche. Il se manifeste généralement lors des réunions internationales mais il n’est pas contagieux, seulement irritant. Il indispose nos partenaires d’autant plus sévèrement qu’ils ont déjà été exposés à des porteurs dont la mine austère pouvait cacher qu’ils en étaient atteints.
Le gallicisme puisque c’est de lui qu’il s’agit, consiste à enseigner aux autres ce qu’ils doivent faire et à faire le contraire. L’histoire récente est riche de ces situations où les français se sont distingués en ne respectant pas les règles qu’ils avaient eux même votées. Décrire les réactions des politiciens étrangers qui se font prendre à ce jeu de dupes obligerait à utiliser un vocabulaire au quel le lecteur n’est pas habitué.
Sarkozy vient de rejoindre cette longue liste où Chirac après Mitterrand a montré d’exceptionnelles dispositions. Difficile d’être crédible quand on va expliquer que l’orthodoxie financière qui s’impose aux pays nouvellement entrants dans l’union européenne ne concerne pas les français. Effectivement, on se situe au dessus de la mêlée et on ne respecte pas les règles budgétaires : normal, on est français !
C’est un virus dont on aimerait que nos hommes politiques apprennent à se défaire. Notre réputation d’arrogance et de suffisance nuit à notre image pas seulement dans l’univers politique mais aussi dans les relations commerciales comme dans notre capacité d’accueil des touristes qui tolèrent encore de venir dépenser leurs économies en se laissant traiter comme du bétail.
Pas surprenant puisque l’exemple vient d’en haut, de ce Nicolas, haut comme trois pommes, mais déjà arrogant comme un coq, un coq gaulois.