Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Haro sur le pelé, le galeux…L’occasion était trop belle. Un pervers récidiviste, qui plus est pédophile : c’est pain béni pour les moralistes, les opportunistes, les jusqu’au boutistes du tout répressif. Les soixante huitards qui ont noyauté le système judiciaire vont devoir rendre compte avant de rendre gorge. On nous promet enfin une loi anti pervers, anti récidive anti pédophile à faire pâlir de jalousie les texans les plus liberticides.
Sauter sur l’occase, sur le sinistre fait divers pour légiférer toutes affaires cessantes, ce n’est certainement pas gouverner, encore moins présider, c’est flatter la fibre populiste qui suinte chez le beauf qui sommeille chez le citoyen le mieux intentionné. Et pour donner dans ce registre là, Sarkozy ne craint personne si ce n’est l’ex patron du FN, aujourd’hui aux abonnés absents.
Sans faire la part belle aux déviants on doit faire remarquer que tout corps social secrète ses virus qu’il a le devoir d’éradiquer, mais que malgré l’amélioration de la pharmacopée, le virus est susceptible de resurgir là où on le croyait éliminé. La seule façon de s’en débarrasser c’est de faire disparaître le porteur, ce que les plus farouches des Saint Just n’ont pas encore revendiqué.
Le président gagnerait à prendre de la hauteur, à laisser le gouvernement réagir aux émotions naturelles et populaires et à ne pas alimenter la curée en s’auto proclamant chef de meute. On ne transformera pas la société en flattant ses pulsions revanchardes, on attisera ses réflexes animaliers à l’égal de ceux que l’on prétend combattre.