Décryptage sans complaisance de l'actualité.
BK alias Bernard Kouchner est la dernière victime du syndrome de la spirale. D’autres avant lui ont subi sa malédiction.
Messier, de Villepin, Jospin pour ne citer que les plus fameux n’ont pu échapper à son effet dévastateur. Kouchner entre dans la tourmente, son sort est scellé. Quoiqu’il dise, quoiqu’il taise il aggrave son cas.
C’est une affection dont on ne guérit pas. Elle surprend au moment où tout semble sourire : interventions remarquées, silences admirés, ascension fulgurante dans la hiérarchie qui désigne le postulant comme l’un des plus brillants de sa génération. La spirale propulse vers les sommets.
Et c’est sans prévenir que la spirale s’inverse, que la glissade s’accélère et fait dégringoler du haut de sa suffisance. Rien de ce qui est tenté n’a d’effet, si ce n’est l’effet inverse de celui escompté. Tout semble se liguer pour faire du brillant promu un médiocre déchu dont les talents qu’on lui avait attribués s’avèrent immérités.
Messier fut le maître du monde avant de quitter Vivendi en paria, de Villepin s’est vu à l’Elysée avant de ployer sous les huées du CPE, quand à BK il se croyait le nouveau Briand de la politique étrangère et se retrouve ravalé au rang d’un « Condorcet ».
Peu importe que ce soit pour une posture de va-t-en guerre ou pour un bol de riz sur une plage de Somalie. Le syndrome de la spirale frappe indistinctement tout ceux qui ont dépassé leur niveau de compétence. Il écime sans état d’âme les arrivistes, les mystificateurs… et les oies blanches qui se prennent pour la Pucelle.