Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Les mots du président sont tombés à plat. Ceux du premier ministre ont sonné faux quant à Sarkozy son discours musclé n’aura réussi qu’à exacerber les passions. C’est dire si le verbe est impuissant à juguler les émeutiers et à stopper les violences urbaines dont la vitesse de propagation relègue celle de la grippe aviaire au pas de la tortue.
La crise est autrement sérieuse que la menace terroriste dont l’effet immédiat est de souder la communauté nationale. La crise des banlieues dissout ce tissu national quand le terrorisme lui restitue sa vitalité. Mais c’est ce dernier qui concentre les efforts de prévention au gand dam du problème des banlieues.
Il n’est qu’à constater comment la gauche a attisé le feu, a joué les apprentis sorciers en manipulant les victimes des premiers incidents pour lui dénier la capacité de retrouver un jour le droit de gouverner. Si la myopie affectée par ses ténors peut s’expliquer par le jeu politicien dont les rêgles stipulent que les difficultés de la majorité sont pain béni pour l’opposition, c’est que leur capacité à placer l’intérêt du pays au dessus de leur calcul personnel est bien limitée.
Mais que dire des bisbilles qui, dans la majorité, opposent les tenants du parler vrai aux partisans du traitement social de la délinquance. C’est pire que l’exploitation par la gauche de la crise sociétale, c’est indigne de la mission qu’ils ont reçu de la majorité des français dont ils détiennent leur parcelle de légitimité.
C’est à un problème essentiel d’identité nationale que le pays est confronté. Ceux qui tirent sur des pompiers, mettent le feu aux écoles, rejettent sciemment leur appartenance à la communauté nationale dans la quelle ils sont immergés.
Il n’existe que deux solutions à cette crise : modifier notre identité nationale pour qu’ils y soient intégrés ou les rejeter.
Tout le reste n’est que littérature, relire le premier paragraphe… [1]