Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Dans l’espace d’un billet on ne peut qu’effleurer ce sujet qui étonnamment ne fait pas encore débat. Alors si très modestement on contribue à susciter une discussion sur l’incompatibilité entre la doctrine catholique et la loi de séparation de l’église et l’Etat on aura réduit la discussion sur la modernisation de la loi de 1905 à un vrai faux-débat.
Le synode actuel des évêques a rappelé avec la plus grande fermeté l’interdiction faite aux fidèles d’apporter leurs soutiens aux dispositions législatives qui vont à l’encontre de l’enseignement de l’Eglise. Ces fidèles là se mettent en état de péché mortel. Ils sont sommés d’avoir à choisir entre leur religion et leur appartenance à la société civile. Divorce refusé, pilule interdite, avortement hors la loi, pour ne citer que les plus récents rappels aux règlements. Comme le tonne le pape Ratzinger, c’est ainsi que le nomme ses électeurs, le fidèle est sommé de renier sa foi si tant est qu’il veuille épouser son temps.
Alors le débat de la laïcité peut paraître bien incongru aux catholiques dogmatiques qui tenus de s’opposer à ces déviations n’ont d’autres choix que de s’enfermer dans un communautarisme intransigeant en abandonnant toute action politique ou de militer pour une France pieuse, catholique et apostolique qui viendrait se substituer à la république laïque et tolérante qui les a nourri.
Le silence assourdissant des éminences épiscopales sur ce thème accompagné par l’absence d’interrogation des leaders politiques qui se prétendent catholiques pratiquants n’est pas de nature à éclairer la lanterne du baptisé lambda qui apprend incidemment que son député s’est mis en état d’excommunication pour avoir voté la loi Veil.
Que ce nouveau pape souhaite forcer les hommes politiques à afficher leurs convictions est cohérent avec la doctrine dont il est l’ultime gardien. Qu’il oblige les Etats dont la population est essentiellement catholique à afficher un intégrisme destructeur de l’unité nationale est inacceptable.
Les musulmans ont placé la religion à l’origine de toutes les lois, ainsi en avaient décidé les juifs pour lesquels Torah et Talmud dictent la conduite dans la vie civile comme dans la vie religieuse. On en connaît les conséquences.
Qu’attendent les Chirac, les Villepin, les Sarkozy pour nous expliquer comment, dans