Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Ira, ira pas ? La question a secoué le microcosme le week end durant. De rumeur en démenti, de sous entendus en petites phrases le retour du « meilleur d’entre nous » à l’assemblée nationale apparaît bel et bien programmé pour cette fin d’année.
Chirac est à la contre offensive. Ses grognards sont à pied d’œuvre. Villepin à la manœuvre et Juppé pour calmer la horde des députés. Le processus est engagé pour neutraliser le renégat, le fils indigne, le petit vizir qui s’y croyait déjà.
Ce monde est sans pitié, et Alain le sait bien qui n’a pas été le dernier à exécuter tous ceux qui lui faisaient de l’ombre. On ne plaindra pas les tirés plus qu’on n’excusera les tireurs. En entrant en politique ils savaient ce qu’ils faisaient sans toujours savoir pourquoi ils le faisaient.
C’est ce paradoxe qui explique le grand écart au quel ces politiques sont condamnés. Expliquer ce qu’ils font sans savoir pourquoi ils le font si ce n’est pour pouvoir continuer à le faire. Etre en politique pour durer semble être le plus grand commun dénominateur aux hommes qui à droite comme à gauche se « disputent » en alternance les milliers de prébendes que
Tout les revirements, les atermoiements, les changements de cap dont nous sommes les témoins interdits, ne sont pas la conséquence d’une remise en cause d’intimes convictions, d’ajustements de programmes face à une réalité fluctuante mais le reflet de l’impérieuse nécessité d’ajuster son discours, pour assurer sa propre survie dans le maelstrom des ambitions déconnectées du quotidien des français.
Alors Juppé ou Sarkozy, Fabius ou Jospin n’intéresse plus que ceux qui deviendront les gagnants ou les perdants de cette alternance aux postes de responsabilité. Pernicieusement