Décryptage sans complaisance de l'actualité.
Le succès est patent. La foule était nombreuse. Elle ovationna l’orateur qui la remercia. Benedetto avait réussi ses JMJ et
Que le média le plus représentatif de cette église s’autorise un jugement que l’on réservait jusqu’alors aux hommes politiques pour commenter l’issue d’un congrès, ou aux rock stars pour marquer la fin d’une tournée, est attristant. Car enfin le pape n’est pas l’élu des hommes, il est choisi par Dieu pour guider les chrétiens. Jusquà ce que Jean Paul II ne transforme la mission papale de représentant de Dieu en une vaste entreprise de relations publiques centrée autour de la personnalité de l’évèque de Rome, il eut été outrecuidant d'évoquer la popularité du pape. Dans ce rôle où il excella, son successeur dut chausser ses bottes pour reprendre un one man show pour lequel il n’était pas préparé.
Et encore émue d’avoir approché le pape, une participante citée par ce même journal lui décerna un satisfecit : Oui, confessait-elle, Benoit XVI a fait de son mieux ! Qu’ajouter à ce commentaire !
Pris dans le piège ouvert par Jean Paul, II ses successeurs seront bien à la peine pour restaurer à la fonction papale l’aura et la distance qui sied à celui qui n’est plus un commun des mortels dès que choisi par l’Esprit Saint il est nommé à la place de Pierre pour nous dire le chemin.
D’ici à ce que le Journal du Dimanche en fasse la personnalité préférée des français, il n’y a qu’un petit pas. Ne doutons pas qu’avec l'aide de