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Décryptage sans complaisance de l'actualité.

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Avant, après mais jamais à temps

Ils ont l’art d’être pris à contre temps. Le sens du mal escient, comme d’autres ont l’esprit d’à propos. Ils sont pétris de bonne volonté, cherchent à bien faire quitte à en faire trop. Leur problème c’est le tempo ! Le service militaire n’étant plus de saison ils n’ont pas connu le « avant l’heure c’est pas l’heure, après l’heure c’est plus l’heure » de la génération d’avant.

 

 C’est aujourd’hui qu’il découvre que l’essence coûte trop cher ; ils nous l’annoncent à un euro vingt, preuve qu’il y a longtemps qu’ils n’ont pas fait le plein.

 

 

 Ils découvraient hier qu’ils fallaient réviser les Canadair ; mais qu’ont-ils fait tout l’hiver ?

 

 

 Echaudés par la canicule de 2003, dès juin 2004 ils nous l’ont joué « tout est prêt pour les grandes chaleurs ». L’été fut plutôt frais ! N’importe quel statisticien aurait pronostiqué l’épsilonnesque probabilité de subir dans la foulée deux étés caniculaires et l’ont fut prêt à contre temps.

 

 

 C’est vrai qu’il serait plus facile de prévoir si cela ne concernait pas le futur.

 

 

En fait de gouvernants, nous avons des réagissants. Que survienne un accident, que les cieux nous envoient une malédiction, les média s’emparent de l’évènement et pressent le gouvernement qui toutes affaires cessantes impose une nouvelle réglementation.

 

 Ce qui condamne nos dirigeants à être à la remorque des évènements et à n’agir qu’à contre temps. C’est ce qu’attendent les experts en manipulation pour actionner les leviers de la médiatisation et faire pleurer dans les chaumières à bon escient.

 

 

 On regrettera bientôt le temps des idéologies : il y avait une direction, les gouvernants recevaient une mission. Aujourd’hui ils regardent le 20 heures et concoctent leur plan d’action au nombre des préfectures assiégées, des routes barrées, des lycées occupés ou des Canadair désintégrés.

 

 

 Cet activisme de proximité qui se veut à l’écoute des « gens », c’est du populisme rampant, c’est la loi du baromètre, le pouvoir du sondage et la négation d’une politique issue des élections. C’est du le Pen sans le Pen, ils vont finir par nous faire regretter l’original.

 

 

 

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